Retraite

09/11/2013 13:37

L’âge effectif de départ en retraite

Il ne faut pas confondre l’âge légal minimum de départ en retraite et l’âge effectif de départ en retraite : le premier est le droit, le second est la réalité.

Aujourd’hui

Alors que, dans le privé, l’âge minimum légal est près de 61 ans (60 ans 9 mois depuis le 1er octobre 2012, 61 ans 2 mois au 1er mars 2014), l’âge moyen de départ effectif dépasse 62 ans (62 ans et 2 mois) en 2012, l’âge minimum légal qui ne sera atteint qu’en 2017. Dans le secteur public, les catégories actives partent tôt (cheminots : 55,1 ans, militaires : 45,7 ans), mais l’âge effectif de départ des fonctionnaires sédentaires, qui sont de loin les plus nombreux, s’établit à 61 ans en 2012.

Avec la nouvelle réforme des retraites, les nouvelles règles

À partir de 2017, l’âge légal minimum sera de 62 ans pour le secteur privé et les fonctionnaires sédentaires, 57 ans pour les catégories actives, mais il faudra 41 ans et ½ de cotisations.

Après 2020, la durée des cotisations pour une retraite à taux plein montera progressivement (d’un trimestre tous les 4 ans) jusqu’à 43 ans, atteints en 2035. L’âge légal minimum reste inchangé à 62 ans.

Quel sera alors l’âge effectif de départ en retraite ?

Une façon simple de compter est d’ajouter 43 ans de cotisations à l’âge moyen du premier emploi stable : 23 ans. Mais, sans chercher à lire dans le marc de café, la réalité sera moins simpliste ! Différentes règles et mesures apportent des variations et des correctifs.
 

D’un côté, pour tous ceux qui auront commencé à travailler tard ou qui auront eu des interruptions ne donnant pas lieu à validation de trimestres, l’âge de départ en retraite à taux plein sans décote sera de 67 ans dès 2017.
 

D’un autre côté :

  • Il existe encore des personnes qui ont commencé ou commencent à travailler tôt, que ce soit par une insertion professionnelle précoce, ou par des emplois précaires ou courts à plein temps ou en cours d’études. Pour eux continue d’exister le dispositif des carrières longues, qui permet de partir à 60 ans selon le nombre de trimestres cotisés précocement, renforcé et amélioré dans le projet de loi par la prise en compte de deux trimestres de chômage supplémentaires.

  • La réforme intègre le temps d’apprentissage dans les trimestres de retraite.

  • Il est permis de racheter jusqu’à 3 années de cotisations pour les études supérieures.

  • Il y aura une meilleure prise en compte des périodes de chômage, des stages (formation initiale : maximum de 2 trimestres pour les stages de plus de 2 mois ; formation professionnelle : 1 trimestre par 50 jours de stage), et des temps partiels (1 trimestre dès 150 heures de travail).

  • La création du compte de pénibilité permettra de gagner jusqu’à 2 ans de cotisations (80 points maximum sur les 100 points que pourra comporter le compte pénibilité).

Tous ces éléments entreront en ligne de compte pour déterminer l‘âge individuel et le véritable âge effectif moyen de départ en retraite. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il ne dépendra pas de la fixation règlementaire d’un nouvel âge officiel.